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/ Bureau de valorisation de la langue française et de la Francophonie

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Parler le français

Source principale : Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Les autres sources sont mentionnées au bas des textes.

Je suis, tu es francophone : les statuts du français

Locuteurs quotidiens en 2014

Un ou une francophone est une personne qui parle français. Elle peut être « née en français », vivre entièrement ou partiellement en français, ou encore l’utiliser pour répondre à des besoins de communication et dans des pratiques culturelles ou professionnelles.

De façon générale, la langue française est la langue première, langue parlée à la maison, en France, au Québec, dans la Fédération Wallonie-Bruxelles, en Suisse romande et à Monaco notamment. Elle peut l'être aussi dans les communautés francophones canadiennes en dehors du Québec, dans les Caraïbes, dans des pays d’Afrique.

Dans la francophonie, la langue française remplit plusieurs rôles, simultanément ou successivement. C’est la langue de la maison et de l’école, la langue officielle – seule ou avec une ou plusieurs autres langues – de l’Administration et des relations professionnelles ou institutionnelles. Dans certains pays, le français est la seule langue officielle, mais elle n’est pas la langue première; dans ce cas, elle permet aussi de communiquer entre concitoyens de langues différentes.

Ailleurs encore, le français est une langue étrangère choisie et aimée, tout simplement.

Image tirée de la vidéo La langue française dans le monde de l'OIF.

Combien sommes-nous à parler français?

On estime que, dans une centaine de pays et territoires, en 2014, environ 274 millions de personnes sont capables de s’exprimer en français. De ce nombre, plus de la majorité font un usage quotidien de la langue française.

Le rang du français

Suivant les estimations, la langue française figure dans les dix premières langues par le nombre de personnes qui la parlent, derrière le mandarin, l’anglais, l’espagnol et l’arabe ou l’hindi, notamment.

Une glace ou une crème glacée?

La variété des groupes de locuteurs du français dans le monde explique qu’il existe autant de variétés de français. Que ce soit au Québec, en Côte d’Ivoire, à Paris ou en Suisse romande, la langue française est parsemée de spécificités locales. Avez-vous entendu les variétés de français parlées à l’UdeM? Il y en a de partout : des régions du Québec, des provinces canadiennes, des Caraïbes, des régions de France, de Belgique et de Suisse, des pays de l’Afrique de l’Ouest et du centre, jusqu’au Djibouti! Les différences concernent surtout la phonétique et le vocabulaire (ce qu’on appelle communément « l’accent »); la morphologie et la syntaxe (« l’ossature de la langue ») étant beaucoup plus stables. Alors, une glace ou une crème glacée? En Amérique du Nord, c’est une crème glacée que l’on déguste l’été, parce que… « d’la glace, c’est pour jouer au hockey »!

Une langue : des usages et des dictionnaires

Plusieurs dictionnaires reflètent la variété des usages du français : les dictionnaires usuels de langue française – Petit Robert et Petit Larousse, par exemple – s’enrichissent régulièrement de mots propres aux différentes aires de la Francophonie. Le Multidictionnaire de la langue française, un ouvrage québécois, imprimé ou numérique, ainsi que le dictionnaire numérique Usito, dictionnaire général de langue française en usage au Québec, sont de bons exemples d’outils lexicographiques qui témoignent des variantes linguistiques d’une aire de la francophonie. Et pour la langue technique, Le grand dictionnaire terminologique de l'Office québécois de la langue française est consultable en ligne, et ce, gratuitement.

Le français aussi évolue

Réalité augmentée et égoportrait : notre langue évolue avec la société

La langue française innove et accompagne l’évolution de la société. Différents domaines de spécialité, par exemple les technologies de l’information et des communications, les sciences et les techniques, le commerce, l’économie et la gestion, sont à l’origine de vocabulaires nouveaux. Il s’agit de termes qu'étudient ou proposent des organismes ou des commissions de terminologie et de néologie, qui en font ensuite la diffusion. Des exemples de mots nouveaux ou néologismes? Les noms courriel (1990) et pourriel (2000), égoportrait (2013), infonuagique (2009), Vendredi fou (2013), les adjectifs climatosceptique (2004), écoresponsable (1995), le verbe décarboner (1997).

Le vocabulaire, la syntaxe, l'orthographe aussi sont en mouvement!

Le vocabulaire évolue rapidement, on l'entend chaque jour tout autour de nous. Mais la syntaxe et l’orthographe aussi changent, même si c'est à un rythme plus lent! Au 17e siècle, Corneille écrivait « C'est peu d'aller au Ciel, je vous y veux conduire », selon l’ordre des mots de la phrase française de son temps. Les anciennes graphies « grand’mère » et « extra-terrestre » ne sont plus attestées dans les dictionnaires, où l’on retrouve maintenant seulement grand-mère et extraterrestre. La graphie « clef » pour le mot clé n’est presque plus utilisée, et l’on peut maintenant écrire de façon plus logique « cent-vingt-trois » (traits d'union partout) au lieu du traditionnel « cent vingt-trois ». La langue vit dans un monde en mouvement… et elle bouge aussi!