AUTRICES ET AUTEURS DES MIGNARDISES LITTÉRAIRES
Mignardises littéraires, c’est un balado à la conjonction de la créativité, de la francophonie et de la communauté étudiante de l’Université de Montréal.
À chaque épisode, la création littéraire originale d’une étudiante ou d’un étudiant est lue par les interprètes de la troupe Théâtre Université de Montréal. Aussi variés que divertissants, ces courts textes ont été imaginés pour régaler l’auditoire d’une gourmandise auditive – à déguster sans aucune modération.
Découvrez ci-dessous les autrices et les auteurs des textes qui sont mis en voix dans les épisodes.

Jérémy Audet
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Jérémy Audet a grandi à Sherbrooke, dans une maison bordant une forêt, l’appréciation de la nature et de ce qui l’entoure a toujours été très importante pour lui. À maintes reprises, il fut ce garçon qui regardait les étoiles en s’imaginant danser avec elles.
Depuis tout jeune, il écrit des histoires partout où il peut : en haut d’une page de notes, dans des carnets, sur internet. Grand lecteur, il s’était dit à douze ans que s’il ne pouvait pas avoir l’histoire qu’il voulait, il allait l’écrire. À quatorze ans, il avait déjà rédigé un roman sur internet, puis un deuxième à quinze ans. Durant la pandémie, il retourna à son premier roman pour le retoucher et, enfin, le publier aux éditions Essor-Livres.
Ayant d’innombrables idées en tête et toujours en train d’écrire, il étudie en scénarisation et création littéraire à l’Université de Montréal. Ambitieux, il souhaite faire briller ses idées dans tout ce qu’il peut, autant au cinéma qu’en littérature.
Avec son texte Où sont passées les étoiles?, Jérémy voulait illustrer la chute du monde d’un point de vue naïf et, en quelque sorte, optimiste; comment la violence et le désespoir peuvent être perçus par quelqu’un qui n’en comprend pas tout à fait la gravité, et qui pense qu’il peut tout régler. En même temps, il voulait mettre l’accent sur la solitude et sur la personnification de la nature puisque, lorsqu’on est jeune, elle est parfois notre seule amie.
Laurence Béland
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Étudiante en écriture de scénarios et création littéraire à l’Université de Montréal, Laurence Jessica Mailloux a entamé son cheminement littéraire de manière fortuite.
Dès l’âge de 4 ans, le théâtre a forcé son entrée dans sa vie, lui donnant la piqûre pour les mots. Par le théâtre, elle a appris à parler de la voix d’autres, marcher le corps d’autres, vivre la vie d’autres pour devenir un personnage à son tour.
L’écriture s’est d’abord manifestée par des pièces de théâtre d’enfant inachevées qui, à l’adolescence, se sont transformées en pièces complètes, mais assez médiocres, qui resteront pour toujours cachées.
Au fil des années, elle s’est intéressée davantage à l’écriture et à la poésie, notamment en faisant partie du jury de la première édition du Prix de Poésie des Cégépien.ne.s au Cégep de Lanaudière à Terrebonne et en participant au concours littéraire Critère qui lui a valu une bourse.
C’est en devenant enseignante de théâtre et d’improvisation au Théâtre Côte à Côte en 2020, où elle a elle-même fait ses débuts, que l’écriture de théâtre pour enfants est devenue centrale dans sa vie. Cependant, ce sur quoi elle aime écrire par-dessus tout, c’est l’horreur, le malaise, les tabous, les fantasmes secrets, et l’amour dans l’inconfort.
Alea Jacta Est est né d’un fantasme qui devait rester secret. Alea Jacta Est, c’est la hantise d’une enseignante qui entretient une liaison avec son étudiant. C’est le purgatoire d’une femme qui porte en elle le mensonge, mais c’est aussi le temple d’un amour prohibé. Comme c’est le temple d’une autrice inhibée et d’un lecteur avide.
Estelle Blin

Estelle Blin est actuellement en reprise d’études, en sciences politiques au terme de quelques années « d’aventures » après le lycée en France, en alternant les saisons en restauration et les voyages en sac à dos en Europe et en Asie. Elle a travaillé un an en Australie, pour finalement défaire sa valise au Québec, où elle a obtenu la citoyenneté après sept belles années. Avide d’actualité, elle a écrit quelques articles d’opinion qu’on peut trouver sur le site du Devoir.
Estelle aime la générosité des écrivains et des poètes « bruts » qui vont au fond des choses, sans emphase, pour peindre des réalités difficiles. Quand un livre lui procure une émotion intense ou que sa traduction est très bien réalisée, elle a pour habitude d’écrire (soit à la maison d’édition soit directement sur Instagram) à l’auteur ou au traducteur, pour le remercier. Pour être capable d’envoyer un texte qu’elle a écrit, elle préfère ne pas se relire, sinon elle y trouve immanquablement quelque chose à modifier, et ce, sans fin. Dans ses temps libres (au quotidien comme en voyage), elle aime se rendre dans un des derniers endroits encore profondément punks : les bibliothèques, qui sont, à son sens, des espaces de résistance au capitalisme, par leur gratuité et le formidable privilège culturel qu’elles offrent à toutes celles et ceux qui y entrent.
Chloé Bonfils

Chloé Bonfils est étudiante au baccalauréat en littératures de langue française à l’Université de Montréal. Elle s’enorgueillit de sa capacité à conjuguer son je avec sa pensée, alors elle la malmène dans les ombres. Utilise sa parole pour dire le tabou. Après « Pussies Beware ! », elle signe avec Économie de peau son deuxième texte pour les Mignardises littéraires. Dans cet écrit, elle convie le lectorat à assister, en toute intimité, à sa dernière séance d’épilation (à ce jour). Aucune gêne, entrez, épiez.
Charles-William Brière-Gaudet
Charles-William Brière-Gaudet est diplômé du baccalauréat en écriture de scénario et création littéraire de l’Université de Montréal. Il poursuit actuellement une maîtrise en recherche-création au Département des littératures de langue française sous la direction d’Alex Noël. Ayant pour objet d’étude la représentation du bar gai et lesbien dans la littérature québécoise moderne et contemporaine, il s’intéresse tout particulièrement aux enjeux de transmission de la mémoire queer via l’espace et les corps qui l’habitent.
Dans Le last call, il propose de perméabiliser la frontière entre l’intime et l’universel. Il y mêle plusieurs de ses intérêts de recherche : la ville, la fête comme geste politique et la mémoire d’une communauté qui, malgré l’effacement auquel on l’a soumise – et la soumet encore aujourd’hui –, se raconte et se transforme en traversant les générations.
Quand il n’est pas en train de faire frire ses neurones sur Instagram, Charles-William peut être aperçu le nez plongé dans un recueil de Jean-Paul Daoust, à l’ordinateur, à écrire des poèmes pas très bons ou assis devant n’importe quelle série télé queer et humoristique. Il est co-rédacteur en chef de la revue littéraire et artistique Paupière depuis janvier 2024. Quelques-uns de ses textes ont paru dans les revues Le Pied et Nyx.
Alissa Cochet
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Originaire de Kyiv, en Ukraine, Alissa Cochet réside au Québec depuis 2005. Ayant obtenu son Baccalauréat en enseignement du français au secondaire en 2022, elle poursuit son parcours académique avec un certificat en littératures françaises. Elle est actuellement inscrite à la maîtrise au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal. Son mémoire de maîtrise en recherche-création explore la transmission et les rapports intergénérationnels dans le contexte de l’immigration.
Sous la direction de monsieur Alex Noël (Université de Montréal) et de madame Stéphane Martelly (Université de Sherbrooke), son travail de recherche porte sur la représentation de la filiation dans le roman La dot de Sara de Marie-Célie Agnant. Parallèlement, son projet de création consiste en un recueil de textes fragmentaires qui se penche sur l’histoire de l’immigration de sa famille de l’Ukraine au Canada, mettant en lumière le déracinement qu’elle entraîne.
Le texte Deux photos présenté dans le cadre des Mignardises littéraires s’inscrit dans cette réflexion. Il s’agit de la tentative de reconstituer les portraits fuyants, voire anonymes, de la généalogie, de saisir ce qui a été perdu dans la traduction, les déplacements et le passage du temps.
Roxanne Corriveau

Roxanne Corriveau est originaire de la ville de Québec. Elle écrit des histoires fictives depuis petite. C’est au cégep toutefois que l’écriture prend tout son sens et devient pour elle une nouvelle façon de se comprendre. Elle développe une curiosité pour la littérature québécoise. Son désir de s’exprimer de manière authentique l’incite à prendre part à ses premières soirées micro ouvert qui lui permettent de transposer sa plume à l’art oratoire. Après son DEC en sciences, lettres, et arts, elle décide de poursuivre son parcours interdisciplinaire et déménage à Montréal en 2023 afin de réaliser une mineure en études québécoise.
Ce nouvel environnement stimule des questionnements chez elle quant à l’identité, personnelle et collective, ainsi que des réflexions sur les inégalités et les relations sociales. Ces thématiques la suivent, autant dans son écriture littéraire qu’académique, ce pourquoi elle étudie aujourd’hui en sciences politiques. Cherchant à tisser le fil qui relie son présent à ses origines, Perdre le Cap est inspiré d’un quartier bien familier de la ville de Trois-Rivières appelé le Cap-de-la-Madeleine. Ce texte est le fruit des sentiments typiques de la jeune adulte qu’elle est. Il aborde les thèmes ponctuant sa première année universitaire : la confusion, la réflexion et l’acceptation.
Thomas Coursol

Originaire des Hautes-Laurentides, Thomas Coursol étudie au deuxième cycle du département des littératures de langue française de l’Université de Montréal. Après un baccalauréat cumulant études médiévales et littératures de plusieurs époques, il travaille présentement sur sa maîtrise, portant sur un recueil de gravures du XVIe siècle associé à l’univers de François Rabelais.
Thomas est un passionné de lecture, de nature (il aime particulièrement le vent) et d’histoire. Il enchaîne les loisirs, ne cessant de se découvrir de nouveaux champs d’intérêt. Touche à tout, il s’inspire inévitablement de ses passions variées pour élaborer des textes qui introduisent un amalgame de personnages, de thèmes, d’époques et de langues, créant parfois un univers absurde, mais toujours avec l’arrière-pensée des centaines d’années de mots et d’idées qui le précède.
Avec son texte Élucidation vertueuse de l’intitulé, sa deuxième participation aux Mignardises littéraires après Médée souper de famille, Thomas met en scène le moment exact où François Rabelais aurait trouvé le titre de son ouvrage le plus important : Gargantua. Ce n’est probablement pas ainsi que le tout s’est déroulé, mais personne qui y était n’est ici pour nous le confirmer. Avec ce texte, il nous est désormais possible d’entrer dans un lieu où les métaphores sont incomprises et dans lequel les langues et les époques fusionnent.
Naomi Degueldre

Naomi Degueldre est étudiante en littératures de langue française et en science politique à l’Université McGill. Elle cultive depuis toujours des intérêts et passions variés : de la lecture à la musique, en passant par la pâtisserie et la photographie, elle est une véritable touche-à-tout. Engagée dans sa communauté, elle s’implique dans de nombreux projets solidaires. Elle est également éditrice au sein de la revue littéraire Lieu commun.
Ses parents lui inculquent dès son plus jeune âge un amour du voyage. Elle immigre d’ailleurs à Montréal avec sa famille peu avant ses trois ans, mais conserve toutefois un profond attachement à sa contrée natale. Elle y passe la plupart de ses étés, notamment parmi la lavande et les vignes provençales. Ses souvenirs estivaux ont en partie alimenté l’écriture de Je défile le temps. Avec cette suite poétique, Naomi a souhaité tisser un portrait d’une relation ancrée dans la nostalgie qui part en lambeaux.
Gabriel Deschamps
Gabriel Deschamps vit d’art, d’amour et d’eau fraîche.
Il poursuit une maîtrise en recherche-création au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal.
Ses intérêts tournent autour de la littérature québécoise contemporaine et des études queer, et il défendra bientôt un mémoire qui interroge les effets de l’amitié sur la subjectivité des personnages dans le roman Un cœur habité de mille voix (2021) de Marie-Claire Blais.
Après s’être impliqué au sein de différentes revues étudiantes, il agit dorénavant à titre de codirecteur artistique et général du Porte-Voix, un événement théâtral de mises en lecture qui vise à soutenir les artistes de la relève. Pour lui, la vie est un grand jeu et il aime se rappeler que l’important, ce n’est pas de gagner, mais de participer (mais aussi, surtout, de s’amuser).
C’est pourquoi il en est venu à l’écriture de Serpents et échelles, un texte qui mise sur les vertus de l’imagination et du cœur d’enfant, en particulier lorsque le malheur surgit et enlise notre esprit dans un insoutenable vacarme.
Lorsqu’il quittera les bancs d’école, Gabriel espère continuer à semer de l’espoir et du beau, pierre par pierre, création après création (en échange d’une rétribution qui lui permettrait d’avoir un toit).
Louka Duhaime-Choquette

Étudiant de première année à la maîtrise de littérature en recherche-création, Louka s’intéresse à la langue et son caractère protéiforme. Récit, poésie, théâtre, slam, rap, le jeune auteur expérimente l’arborescence de la création littéraire. Participant depuis deux ans aux représentations de la troupe Le théâtre libre, il joue dans ses deux courtes pièces Flottement et Nos lieux communs, mises en scène et présentées au Lion D’Or. Louka signe également deux créations poétiques, Souvent j’oublie que tes yeux ont des yeux et Oublimonde, éditées et publiées par la revue de création littéraire Paupière. Son monologue Flottement avait été adapté en un épisode de la première saison des Mignardises littéraires.
Sa dernière création, Pierrot, explore les frontières poreuses entre humain et animal, jeu et violence, enfance et maturité. L’univers familial, dans ce récit poétique, se mue en un espace de danger et de lutte où les plus petits tentent de se hisser à hauteur d’œil des plus grands. La prose oralisée permet une intensification de la dimension sonore au sein d’une histoire aux décors vivants où tout grince et tout craque, où tout grouille et remue.
Éloïse Gagnon

Éloïse Gagnon est étudiante à l’Université de Montréal, où elle suit des cours d’histoire et de littérature. Passionnée de littérature française depuis l’adolescence, elle a ouvert ses horizons au cours de ses trois années de baccalauréat, et elle compte aujourd’hui dans les rangs de ses amours littéraires des auteurs et autrices de plusieurs horizons : Orhan Pamuk, Marie-Vieux Chauvet, Réjean Ducharme, Marie-Claire Blais, Jack Kerouac et Dino Buzzati, pour ne citer que quelques noms, figurent parmi ses grandes sources d’inspiration.
Si elle ne sait pas encore très bien ce qu’elle veut devenir ni ce qui l’attend, Éloïse sait cependant que la littérature lui sera toujours essentielle pour naviguer dans notre monde déroutant, qui tantôt émerveille et tantôt révolte. Dans son texte Rebuts, elle tente de concilier la laideur et l’espoir, la bêtise et l’humanité, en donnant une voix à une figure très commune et pourtant très peu entendue dans nos sociétés.
Philippe Gingras
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En plus d’avoir étudié l’écriture de chansons au Collège Lionel-Groulx ainsi que la scénarisation et la création littéraire à l’Université Laval et à l’Université de Montréal, Philippe Gingras a eu la chance d’apprendre à écrire avec plusieurs auteurs et autrices talentueux et talentueuses comme Simon Roy, Michaël Trahan ou Catherine Mavrikakis.
Il a aussi été porte-parole du parcours poétique Une foulée deux enjambées (2021) organisé par Roxanne Lajoie, et membre du jury pour le concours de création littéraire Écrire le voyage (2022), organisé par Emmanuel Bouchard. L’une de ses nouvelles, Apprendre à briller, sera publiée en 2024 dans la revue XYZ, la revue de la nouvelle.
Philippe travaille également sur l’autoédition d’un court roman, d’un recueil de nouvelles et d’un recueil de poésie, et s’oriente vers une maîtrise en scénarisation ou en création littéraire, et qui sait, peut-être un doctorat. À suivre. D'ici là, il écrit.
Encadrée par Catherine Mavrikakis et Jeannot Clair, l’écriture de Je me sens disparaître a été teintée d’une réelle catharsis. Alors qu’il accompagnait une personne chère en fin de vie, toutes ses émotions ont été projetées malgré lui dans l’écriture de son texte. Je me sens disparaître, c’est ce sentiment en question, celui de la fin lorsqu’on réalise que la vie est maintenant derrière nous, et qu’il ne nous reste plus qu’à enlacer l’autre côté.
Eugénie Godin

Étudiante de deuxième année au baccalauréat en droit, Eugénie explore depuis toute jeune des domaines artistiques variés, comme le dessin, la peinture, différentes formes de paralittérature et la création littéraire. Dès le début de ses études à l’Université de Montréal, elle s’implique au sein de son journal facultaire, Le Pigeon Dissident, d’abord à titre de chroniqueuse, puis maintenant comme directrice artistique.
Elle puise le cœur de son inspiration dans son vécu personnel. Au travers de son œuvre, indépendamment du médium, elle cherche principalement à se raconter pour tisser un lien avec l’audience, aussi ténu ou serré soit-il.
Vanessa Huard-Zamorano

Vanessa Huard-Zamorano aime les carrefours et les détours : c’est qu’elle s’y trouve très souvent. Elle est bachelière du programme de création littéraire et scénaristique de l’Université de Montréal, et n’en reste pas là : elle alterne les projets de musique, de théâtre, les ligues d’impro, et bien sûr, l’écriture de fiction. En automne 2022, elle touche aussi à la critique dans le cadre du FNC. Cette pratique éclatée se transmet dans ses textes créatifs, qui sont d’un humour parfois un peu noir, et dans lesquels les limites des dispositifs narratifs sont testées : par exemple, dans Dal Signo al Fin, publié dans le zine collectif « Espace-Temps » et vendu au Salon du Livre en 2024. Le narrateur de cette nouvelle y intime la personne qui lit de détruire la page pour réécrire le déroulement de son histoire. L’auditoire du micro ouvert ce soir-là s’en était étouffé, mais loin d’elle l’intention de choquer! L’idée primordiale est de questionner, toujours; et de trouver des réponses. Elle apparaît sur scène ces temps-ci dans Historical Feeling ou sous le nom Carrusel, en musique, ou bien encore à la LIKE, les lundis soirs. Alors, laissez sa plume performer! Elle sera tout sauf douce.
Cassandre Huchon

Cassandre Huchon est doctorante à l’Université de Montréal (CRILCQ) et à l’Université Grenoble Alpes (UMR Litt&Arts) sous la direction de Mme Stéphanie Bernier et de Mme Catherine Mariette. Elaborée en cotutelle entre le Québec et la France, sa thèse, Les Mots pour la redire : relecture critique et génétique de l’œuvre de Marie Cardinal, interroge tout à la fois l’œuvre et les archives personnelles de l’autrice, en lien avec les outils critiques du genre et de la génétique littéraire. Son article « Une poétique du “discours des tricots” : l’écriture du quotidien chez Marie Cardinal » est paru dans la revue Voix Plurielles en mai 2024.
Ses travaux sont financés par l’État français depuis 2022 (obtention d’un contrat doctoral). Elle est également lauréate de la bourse Laurent Mailhot et Elyane Roy (2022).
Elle est passionnée de poésie contemporaine et des « zines » qu’elle trouve au fil de ses pérégrinations urbaines.
Hubert Jobin-Tremblay

Hubert Jobin-Tremblay est né à Montréal en 1993. Il est titulaire d’une maîtrise en philosophie de l’Université de Montréal. Il enseigne maintenant cette discipline au Cégep du Vieux Montréal. Il est également candidat à la maîtrise en recherche et création au département des littératures de langue française de l’Université de Montréal. Il vit là-même où il est né.
Rhely Kanyama

Rhely Biuma Kanyama, aussi appelée Angélique, est étudiante en informatique à l’Université de Montréal. Passionnée par la programmation et intéressée par une future carrière en génie logiciel, elle aime explorer de nouvelles idées et créer des solutions innovantes.
Grande lectrice, elle apprécie également l’écriture, la découverte et les voyages, des passions qui nourrissent sa créativité et son ouverture sur le monde. Aînée et première fille de sa famille, elle a développé un sens prononcé de la responsabilité et de l’organisation.
Aya Reine-Esther Koffi

Aya Reine-Esther Koffi est une jeune étudiante en première année du baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal. Originaire de Côte d’Ivoire, Esther est une grande passionnée de littérature, un domaine où elle est diplômée du baccalauréat français (série littéraire), appelé DEC au Canada. Elle est également titulaire d’une licence 2 (baccalauréat + 2) obtenue à l’Université Polytechnique de Bingerville, en Côte d’Ivoire.
Guidée par une forte passion pour les mots, Esther croit en leur pouvoir transformateur. Comme on le dit : « On n’écrit pas pour être lu, on écrit pour être entendu ». Cette maxime est l’une des raisons qui l’ont poussée à écrire. Les mots sont devenus une motivation et une force pour elle, notamment après son arrivée au Canada en août 2024. Le 16 décembre 2024, une expérience douloureuse de solitude et d’abandon a bouleversé son quotidien.
Désormais seule, en colocation et en résidence, cette aînée et unique fille de sa famille s’est retrouvée livrée à elle-même, seule dans les couloirs, avec une distance et des défis étrangers imposés par le froid, les études et le travail. Son texte Elle s’appelle Esther est un cri et un appel à la présence pour tous ceux qui traversent des épreuves similaires, car derrière les personnes se trouvent des maux qui prennent de l’ampleur.
Être sélectionnée pour les Mignardises littéraires de l’UdeM est pour Esther une magnifique reconnaissance et une première étape dans son cheminement. Elle souhaite continuer à développer sa voix littéraire et à partager ses univers avec le public dans l’espoir d’avoir une influence positive.
Anthony Langevin

Anthony est un étudiant de troisième année au baccalauréat en littératures de langue française. Son intérêt pour cette discipline est né d’un cours sur la culture russe lors de son passage au cégep de l’Assomption dans le programme Arts, lettres et communication. Le roman La vie d’un homme inconnu d’Andrei Makine l’avait charmé et depuis, la littérature occupe une place centrale dans son quotidien. Il voue maintenant une affection particulière à la littérature québécoise contemporaine. Des auteurs et autrices comme Alain Farah, Fanny Britt et Étienne Tremblay ont façonné son approche de l’écriture. Le cinéma et la musique sont deux autres domaines qui influencent ses compositions. Il incorpore dans ses textes plusieurs procédés et références qui se rattachent à ces deux formes artistiques. Le récit Le point de non-retour emprunte justement beaucoup d’éléments à la musique. L’auteur propose une plongée dans l’admiration et la peur que lui inspire un être pour le moins mystérieux. L’histoire se déroule dans un monde éloigné du nôtre, où la musique règne et où les arbres murmurent les échos de l’horizon. Ce texte a été composé à partir d’une simple question : doit-on rencontrer ses héros? À vous de le découvrir.
Marc-Antoine Lapierre

Difficile d’expliquer le pourquoi, le commencement du geste littéraire chez Lapierre. Amoureux de la marge, dans la marge, il laisse l’influence du monde hors-texte se faire sentir, se comprendre, à la lecture de Notes lors d’une chute. Le ton – complice, détaché, indifférent – est représentatif de sa vision de la littérature : entité paradoxale où la confession demeure cryptique, où la créativité n’est pas douce mais douloureuse, où seuls les gestes d’écrire, l’application, la lecture sauvent de l’aliénation. Le où, le pourquoi, l’origine du geste le laissent indifférent; seuls l’honneur, l’expiation du travail accompli, l’organisation textuelle, l’impossibilité d’un monde hors création sauraient lui convenir comme justification.
Cynique, radical, intransigeant – n’en nommons que quelques-uns –, nous sommes confiants que vous reconnaîtrez, dans le texte, non pas les prolongements linguistiques d’un excentrique refoulé, mais la tentative en cours d’un homme, d’une idée en gestation, d’une méthode changeante où l’intensité commence au soir et où le repos se termine avec le soleil. Ses autres travaux explorent la sacralisation de l’érotisme, la forme courte – territoires où la rage, la passion, le repli sur soi prennent la forme d’une promesse, d’une vie nouvelle.
Béatrice Larin

Béatrice s’est autrefois égarée quelque part entre une salle de concert et une bibliothèque, et n’en est plus jamais revenue. Les mondes qui habillent ses jours de poésie se partagent entre histoires et musique, ce qui en fait bien entendu une grande adepte de comédies musicales. Elle a également un penchant pour les autrices québécoises de toutes époques, trop nombreuses pour les nommer, et admire la fulgurance de leurs œuvres. Dans sa pratique d’écriture, elle se plaît à suivre le courant de ses obsessions, explorant l’écriture manuscrite, l’absence de ponctuation ou la musicalité dans la prose.
Elle est présentement à sa troisième année en écriture de scénario et création littéraire à l’Université de Montréal et souhaite poursuivre ses aspirations artistiques en recherche-création.
Pour sa deuxième participation aux Mignardises littéraires, Béatrice s’est amusée à expérimenter avec un terrain de jeu qu’elle affectionne, celui de la prose poétique qui se lit en bloc, sans respiration. Gueule d’épieuse part d’un aveu au creux de la nuit, où la parole se fait trompeuse quand le jugement frôle l’autodestruction.
Chloé Leclerc-Gareau

Chloé Leclerc-Gareau est étudiante à la maîtrise en littérature comparée et auxiliaire de recherche et d’enseignement à l’Université de Montréal. Ses travaux portent sur les dynamiques de pouvoir liées à l’absence et à l’omniprésence simultanées de la figure d’autorité dans la littérature moderne sinophone. Diplômée en création littéraire du Cégep du Vieux Montréal et titulaire d’un baccalauréat en traduction de l’Université de Montréal, elle a exercé comme traductrice indépendante et gestionnaire de projets de traduction pour des entreprises majeures et possède également une vaste expérience en enseignement du français langue seconde.
Ses recherches ont été présentées lors de la réunion annuelle de l’American Comparative Literature Association à l’hiver 2024. Lauréate d’une bourse d’excellence de la Faculté des arts et des sciences, elle a aussi été sélectionnée par le Bureau économique et culturel de Taipei pour participer à un programme d’échange culturel à Taiwan en 2024. Cette large reconnaissance l’encourage à poursuivre ses activités académiques et créatives.
Cumulant des connaissances dans quatre langues (français, anglais, mandarin et portugais brésilien), elle cultive une passion pour le langage comme vecteur de communication et d’expression artistique. L’écriture est pour elle un plaisir autant qu’un outil de travail. Rencontre d’une nuit d’hiver est son premier texte de création adapté en format audio.
Karine Légeron
Karine Légeron est candidate en cotutelle au doctorat en littératures de langue française à l’Université de Montréal, sous la direction de Marie-Pascale Huglo, et au doctorat en langue et littérature françaises à l'Université Paris Nanterre, sous la direction de Dominique Viart.
Sa thèse en recherche-création vise à interroger les rapports entre mémoire, lieux et écriture dans certains récits d’enquête contemporains. Ses travaux sont financés par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH).
Également autrice, elle a publié trois livres au Québec : Cassures (Sémaphore, 2015); Nos vies de plume (Leméac 2019); Prendre lieu (Leméac, 2022), ainsi que plusieurs textes dans des revues ou des ouvrages collectifs. À titre de chargée de cours en création littéraire, elle anime des ateliers d’écriture à l’Université du Québec à Montréal.
David Mongrain

Originaire de Trois-Pistoles, David Mongrain a décidé de déménager à Montréal pour des études universitaires en littérature. Pendant son baccalauréat, il s’est découvert une passion pour la création théâtrale et la dramaturgie contemporaine au Québec, ce qui l’aura fatalement mené à commencer une maîtrise en recherche-création sous la direction de Jean-Marc Larrue. Dans son mémoire et sa pratique artistique, il s’attarde à la crise du personnage au théâtre et à ce qu’il aime appeler la « poétique de la crise ». Entre ses cours, lorsqu’il a du temps, il s’intéresse aussi grandement aux arts visuels et aux arts textiles.
Avec son écriture, il a tendance à penser la langue comme un jeu, comme un objet malléable capable de façonner des univers par le style. Fortement inspiré par Beckett (surtout Beckett), Handke, Wilson, Bouchard et les artistes de l’avant-garde en général, il essaie depuis quelques années de développer son écriture dramatique en réfléchissant à la notion du personnage théâtral, à la façon dont il peut être représenté dans le dispositif théâtral : le tout se construit autour des thématiques du soi et de la performance. Ses textes sont souvent surréalistes et portent une certaine absurdité qui oscille entre rire et violence.
Kayla Nzesseu

Étudiante en affaires publiques et internationales le jour, écrivaine romantique la nuit, Kayla Nzesseu explore les liens entre création littéraire et enjeux de société. Elle écrit autant de la fiction que des articles et essais qui mêlent politique et pop culture. Cet engagement s’est notamment illustré en 2025, lorsqu’elle a remporté le concours Planète, mon amour de la Fondation Metropolis Bleu pour un texte où se rencontrent écologie et romance. Cette distinction a notamment renforcé son envie de faire entendre les voix marginalisées et de mettre en lumière la beauté du quotidien. Plus largement, son écriture est guidée par la conviction que l’intime est politique, que le détail permet de révéler les structures qui façonnent nos vies, et que l’amour, sous toutes ses formes, pour un être, une communauté ou un territoire peut devenir une manière de penser et d’habiter le réel.
Maude Ouellette

Maude Ouellette (iel) est un·e fainéant·e qui écrit un ou deux bons trucs une fois de temps en temps. Détenteurice d’un baccalauréat en littératures de langue française, iel fait présentement des études aux cycles supérieurs dans la même discipline en recherche-création. Ses intérêts de recherche sont principalement l’hybridité en science-fiction québécoise, les transformations corporelles et les troubles qui accompagnent celles-ci. Ses intérêts d’écriture sont similaires, et comprennent aussi la poésie, le « zine », le queer, les troubles mémoriels et tout ce qui est étrange.
Iel fait partie du comité éditorial, ainsi que du comité d’infographie, de la revue Paupière (auparavant appelée Le Pied), en plus de faire partie du comité d’édition web de la revue Fémur. Quelques-uns de ses textes ont été publiés dans les revues Saison Baroque et Le Pied depuis 2020.
Fringale nocturne est une incursion théâtrale pour l’auteurice qui préfère généralement les genres poétiques et narratifs. Ce court dialogue met en scène un couple homosexuel aux prises avec une terrible (et poilue) révélation.
Annaëlle Poulin
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Romantique professionnelle depuis son plus jeune âge, Annaëlle rêve encore du jour où elle descendra un escalier victorien dans une somptueuse robe de bal. Grande passionnée d’histoires de toutes sortes, elle gagne son premier prix littéraire en troisième année du primaire et le conserve aussi précieusement qu’un Goncourt. Elle étudie ensuite en littérature au Cégep Garneau, où elle a eu la chance de rencontrer plusieurs figures marquantes de la scène littéraire québécoise, telles que Fred Pellerin et Anne-Marie Olivier. Elle participe à deux éditions du marathon d’écriture intercollégial de la région (2021 et 2022) et publie un slam, ainsi qu’une nouvelle à l’intérieur des recueils de textes de l’événement. Annaëlle étudie présentement en écriture de scénario et création littéraire à l’Université de Montréal, en plus de prier matin et soir pour que son premier roman soit édité sous peu.
Encadré par Nadia Beaudouin dans le cadre de son projet final de DEC, Captive fait partie du recueil de nouvelles Simulacres, entièrement composé par la cohorte de littérature 2023 du Cégep Garneau. Les 15 triptyques de l’œuvre explorent le fil conducteur du masque à leur façon, autant au sens figuré que littéral. Pour Annaëlle, ce projet est l’occasion tant attendue pour explorer un univers qui la passionne : les bals masqués du XVIIIe siècle. L’ancêtre des soirées d’affaires, où la réputation contrôle tout et où la jeunesse rime plus souvent avec apparence qu’indépendance. L’amour peut-il réellement triompher pour faire de notre vie un conte de fées ?
Morgane Sardain

Morgane Sardain vient d’obtenir son baccalauréat en littératures anglaise et française. Pour la maîtrise donc, son cœur balançait entre deux univers : celui des littératures francophones et celui des littératures anglophones. Elle a alors décidé de retourner vers la littérature de langue française, celle avec laquelle elle a appris le (contre)sens des mots, et surtout celle à laquelle elle doit ses premiers coups de foudre littéraires.
La littérature, dans sa famille, se transmet de mère en fille. Si elle est aujourd’hui une si fervente lectrice, c’est grâce à ces femmes qui se passent romans et recommandations au détour d’une tasse de thé fumant. Lors de ces salons improvisés, il n’est pas rare qu’une histoire refasse surface, au hasard d’un souvenir. Alors, bien que teintée de fantaisie, Derrière les murs de pierre s’inspire de ces histoires d’enfants et de ces récits d’enfances, d’un temps dont seules les générations passées se souviennent et qui continue d’exister par des mots échangés. Pour Morgane, ce texte est sa manière à elle de retenir une trace de ces souvenirs volatiles qui s’échappent de la mémoire. Ce texte est une archive, une empreinte des remémorations contées qui tissent son histoire familiale.
Clotilde Séjourné

Originaire de Bretagne, Clotilde Séjourné est actuellement étudiante au doctorat en communication à l’Université de Montréal. Sa thèse porte sur la construction collective des informations de santé sexuelle des femmes et l’intrication des enjeux de féminisme et d’intersectionnalité dans le domaine médical et du soin.
L’écriture est un des passe-temps qu’elle aime pratiquer en amatrice lors de divers ateliers de création, ou dans des cadres privés ou associatifs.
Pour son texte intitulé Tribulations salivaires et gueule de bois, elle souhaitait aborder avec humour la pression sociale et les déconvenues qui régissent le jeu du dating en 2024.
Réflexion sur la façon dont on connecte avec l’autre et s’inspirant allègrement de quelques-unes de ses péripéties personnelles, Tribulations salivaires et gueule de bois met en relief la confrontation entre attentes et réalité, entre intimité et désir, mais aussi entre gêne et inconfort, le temps d’une nuit d’ivresse – cherchant ainsi à « démystifier » les rencontres d’un soir.
Titou Si Allouch
Titou Si Allouch est étudiante au doctorat en recherche-création à l’Université de Montréal. Ses centres d’intérêt sont les écritures du réel, les écritures dramatiques ainsi que les littératures postcoloniales et décoloniales. Elle vient de terminer l’écriture de sa première pièce de théâtre.
Jingyun Song
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Jingyun Song, alias Émilie, poursuit depuis l’automne 2020 son doctorat en littératures de langue française à l’UdeM. Elle commence son apprentissage du français lors de son baccalauréat à Shanghai en 2011, puis poursuit ses études pour obtenir une maîtrise en littérature française. Grâce à la langue française, Jingyun a eu l’opportunité d’effectuer des échanges d’études à Paris et à Bruxelles, de rencontrer des gens venant des quatre coins du monde, de découvrir les œuvres francophones, et même de s’essayer à la création littéraire.
Jingyun a rédigé la première partie de son texte intitulé Le sol natal dans un séminaire de Création littéraire en hiver 2021, exprimant ainsi son attachement à sa grand-mère à travers la photo-littérature.
Ayant grandi au sein d’une famille chinoise typiquement réservée, où l’on ne dit jamais « Je t'aime », la découverte et l’exploration que représente pour elle la langue française lui ont permis d’exprimer des sentiments très intimes qu’elle n’ose parfois pas élaborer dans sa langue maternelle.
En octobre 2023, le décès de sa grand-mère la plonge dans une douleur extrême. Dans l’impossibilité d’assister aux funérailles de sa mamie qui ont lieu le jour suivant dans sa ville natale de Chine, et pour « supporter le chagrin, le sien et celui des autres », à l’instar de François Weyergans, elle écrit sur cette personne soudainement perdue, qu’elle aimera à tout jamais.
Éliane Stevens

À sept ans, Éliane a décidé qu’elle allait être écrivaine, et elle n’a pas dérogé depuis.
Passionnée de littérature et d’écriture, Éliane est une lectrice omnivore. Ses plats préférés sont les mots d’Anne Hébert, de David Turgeon, de Fanie Demeule et de Marie-Hélène Voyer – mais elle lit tout ce qu’elle peut se mettre sous la dent. Sa bibliothèque-grande-manger est éclectique, témoignant de son insatiable curiosité : romans, pièces de théâtres, nouvelles ou poésie, tout amas de mots devient une porte d’entrée vers de nouvelles idées et émotions.
L’écriture est pour Éliane un terrain de jeu et de réflexion. Elle aime jouer avec la forme, expérimenter les styles et donner vie à des personnages ou à des univers singuliers. Les thématiques qui lui tiennent à cœur sont la mythologie, la folie et l’illusion – mais Éliane déborde toujours d’idées, griffonnées quelque part dans son calepin.
Au moment de la publication de cette biographie, Éliane termine sa première année de majeure en littératures de langue française, avec une mineure en littérature comparée.
Son texte Diluer, dilué, diluée, a lieu dans une buanderie, où s’immisce une fille avec un sac de linge sale.
Amandine Trudeau-Roy
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Depuis toute petite, Amandine Trudeau-Roy se passionne pour l’écriture et la musique. La littérature et la pratique de la flûte traversière coexistent dans ses études jusqu’à l’université, où il lui faut faire un choix : après un an à étudier la flûte traversière classique à l’Université de Montréal, la création lui manque. Elle décide donc d’explorer un univers fusionnant musique, histoires et images : le cinéma.
Depuis 2022, Amandine étudie au baccalauréat en création littéraire et écriture de scénario à l’Université de Montréal. Elle remporte quelques prix littéraires au sein de son parcours, dont le premier prix du comité de lecture du numéro « Recto » de la revue Le Pied en 2023.
L’inspiration pour le texte La pluie d’injures lui vient d’un cours de création littéraire où les participants doivent écrire un texte sous le thème « la dernière pluie ». Le lien entre la pluie et l’insulte lui vient ainsi en discutant avec un proche, conduisant sur l’autoroute 15 aux heures de pointe.
Toujours bien présente au sein des déplacements nord-américains, la voiture est source d’embouteillages, de frustration et bien souvent d’insultes. La pluie d’injures exprime la rage de conducteurs envers d’autres en puisant dans l’art de l’injure du Capitaine Haddock et des pièces de théâtre du XVIIIe siècle, jusqu’à un point de non-retour.
À la suite de son baccalauréat, Amandine souhaite poursuivre l’écriture de manière professionnelle, et envisage une carrière de scénariste pour le cinéma ou la télévision.
Johannie Vivies

D’origine martiniquaise, Vivies Johannie a longtemps été passionnée par la littérature et les mondes imaginaires. Dès son enfance, elle a été bercée par les contes fantastiques de son père, sur son île. Elle a cultivé cette affection pour le monde de l’écriture en se plongeant dans la création d’histoires fantastiques ou engagées. C’est pour cette raison qu’elle a effectué un baccalauréat en lettres, philosophie et littérature anglaise. Puis, une classe préparatoire aux grandes écoles. Son parcours scolaire a renforcé son envie de travailler dans ce domaine et l’a poussée à se lancer dans une autre de ses passions : la scénarisation. Elle poursuit donc actuellement des études cinématographiques. Cependant, ce qui a réellement consolidé sa fibre artistique, c’est son attachement pour son île. Elle souhaite mettre en lumière l’endroit où elle a grandi et faire briller sa culture à l’international.






